ADP-Maliba a constitué avec des partis alliés un groupe parlementaire lors d’une séance plénière de la nouvelle Assemblée nationale, le mardi 26 mai. Baptisé « Benso », du nom de l’alliance qu’a conduite Aliou Boubacar Diallo pendant les législatives à Kayes, ce groupe parlementaire a rejoint la majorité présidentielle. Un choix de raison, un choix pour l’amour du Mali.

« Nous, Députés de la République du Mali, conscients des enjeux multidimensionnels de notre pays, avons décidé de nous regrouper pour constituer un groupe parlementaire unifié. Ledit groupe porte le nom de Groupe parlementaire « Benso », qui signifie en langue nationale Bambara ‘La Maison de l’Entente’ », a déclaré Aliou Diallo, mardi 26 mai. Ce groupe parlementaire qu’il préside est constitué de 20 députés venant de différents partis politiques : ADP-Maliba, CODEM, SADI, PRVM-FASOKO et PARENA. Après discussion, l’ensemble des députés du groupe « Benso » a décidé souverainement d’inscrire ce dernier dans les rangs de la majorité présidentielle (EPM).

« N’est-il pas temps d’alléger les souffrances de nos laborieuses populations ? »

Ce positionnement, qui étonne certains, n’est que la suite logique du dialogue national inclusif (DNI). Il marque la volonté d’ADP-Maliba de participer concrètement à la mise en œuvre des recommandations du DNI. Au nombre de ces recommandations figure l’organisation des élections législatives avant mai 2020.

Un calendrier respecté par Bamako malgré la pandémie du coronavirus et la situation sécuritaire au nord. Ce premier objectif atteint, il faudra maintenant mettre le cap sur les autres résolutions essentielles du DNI. A savoir : relancer l’économie, lutter contre le chômage et la pauvreté, réformer le système électoral et politique du pays et surtout, le retour de la paux et de la sécurité dans le Nord du Mali.

Seule la réalisation de ces objectifs permettra de sortir le Mali du bourbier dans lequel il se trouve depuis plus de huit ans. Pour ADP-Maliba, l’un des rares partis de l’opposition à avoir pris part au DNI, l’heure presse. « N’est-il pas temps de se donner la main pour sortir le Mali du gouffre dans lequel il est ? N’est-il pas temps d’alléger les souffrances de nos laborieuses populations ? » a interpellé Aliou Diallo mardi au perchoir de l’Assemblée nationale.

Les priorités du groupe « Benso »

Afin d’abréger la souffrance de la population malienne, le groupe parlementaire « Benso » encouragera et soutiendra toutes les initiatives et les actions en faveur du renforcement de la cohésion nationale et de la résolution des conflits. Le groupe fera également la promotion de l’éducation et la formation des populations, la réduction du chômage et la promotion de l’entreprenariat des jeunes et des femmes. En outre, le Groupe « Benso » soutiendra la « justice malienne afin que celle-ci bénéficie de moyens supplémentaires lui permettant d’agir en toute indépendance et dans le cadre d’un véritable Etat de Droit ».

Par ailleurs, « le groupe « Benso » se fixe comme priorités l’autosuffisance alimentaire, la défense et la modernisation de l’outil de production agro-pastoral » du Mali, souligne Aliou Diallo. Enfin, il « sera particulièrement vigilant concernant la promotion et le développement du secteur minier » et « se battra pour que les prochaines Lois des Finances intègrent, non seulement, le plan massif de construction d’Universités, mais aussi un plan de réhabilitation du chemin de fer, afin d’augmenter les voies de désenclavement de notre pays et les recettes douanières de l’Etat ».